Fenerbahçe se sépare d’İsmail Kartal : Changer d’entraîneur ne suffit pas
Le départ d’İsmail Kartal ouvre un nouveau chapitre. Le jeu, la construction de l’effectif et la responsabilité de la direction doivent aussi être examinés.
La séparation entre Fenerbahçe et İsmail Kartal constitue un premier pas vers le changement après la défaite 2-1 contre Galatasaray. Mais clore le bilan sur le seul départ de l’entraîneur apporterait une réponse incomplète aux problèmes observés sur le terrain. Dans son communiqué du 27 octobre, le club a indiqué que Kartal avait informé la direction de sa décision de partir et que les discussions s’étaient déroulées dans un climat de compréhension mutuelle.

La responsabilité technique demeure
Un entraîneur est responsable de l’organisation défensive, de la relance sous pression et des solutions offensives. La première période peu efficace de Fenerbahçe dans le derby mérite donc une critique tactique. L’amélioration ultérieure n’explique pas suffisamment pourquoi l’initiative a d’abord été laissée à l’adversaire.
Examiner la responsabilité d’un entraîneur ne revient toutefois pas à lui attribuer toute la responsabilité. Il faut aussi évaluer la complémentarité des joueurs, un recrutement au service d’une idée de jeu commune et la profondeur de l’effectif. Les décisions prises sur le banc ne peuvent résoudre seules ces questions.
Un nouveau projet avant un nouveau nom
Fenerbahçe a besoin de plus que l’annonce de son prochain entraîneur : une orientation cohérente sur sa manière de jouer. Les attentes envers le nouveau technicien, l’adéquation de l’effectif et les responsabilités dans la structure sportive doivent être claires.
Les joueurs ont eux aussi leur part de responsabilité. Prendre les bonnes décisions sous pression, maintenir l’effort et respecter l’organisation collective dans les grands matches ne relèvent pas uniquement du staff. Les tensions après le coup de sifflet final ne répondent pas davantage aux questions de jeu.
Mon analyse est la suivante : changer d’entraîneur peut constituer un début, mais pas toute la solution. Si la direction n’examine pas ses choix, les joueurs leurs performances et le nouveau staff la structure héritée avec la même clarté, le risque de retrouver les mêmes débats sous d’autres noms demeure.
Le véritable critère pour Fenerbahçe sera une évolution durable sur le terrain, et non la première déclaration du nouvel entraîneur.
Article / Barış Öztürk

















